Le printemps arrive, les allergies au pollen aussi
Le pollen, favorisé par le réchauffement climatique, provoque des allergies de plus en plus précoces chez de nombreux Français. Ces allergies peuvent entraîner des symptômes comme le nez qui coule, les yeux qui piquent, des réactions cutanées ou des troubles respiratoires. Il existe des traitements pour soulager les symptômes, mais aussi une désensibilisation pour agir sur le long terme. Adopter quelques gestes simples permet aussi de limiter l’exposition aux pollens.
Publié le 27/03/2026
Les causes :
Concomitants du réchauffement climatique, les bourgeons fleurissent plus vite, les pollens sont relâchés dans l’air, et les allergies se développent de plus en plus tôt. Les allergies concernent 20 % des Français, du printemps jusqu’à l’automne.
Les pollens sont de minuscules grains produits par les plantes à fleurs, les arbres, les herbacées et les graminées pour leur reproduction. Les pollens, qui contiennent les gamètes mâles, en allant se déposer directement sur le pistil des plantes, permettent la reproduction des plantes à graines. Les pollens se déplacent par le vent, mais aussi grâce aux insectes et aux oiseaux.
Tous les pollens ne causent pas d’allergies, sauf ceux d’arbres tels que les bouleaux, le noisetier, le cyprès, l’olivier, les graminées, le genévrier, le platane, le charme, mais aussi les thuyas en haies bien denses autour des maisons, qui peuvent être particulièrement allergisants.
Les symptômes :
Les réactions allergiques sur les zones de contact (voies respiratoires, contact oculaire) peuvent donner lieu à des réactions cutanées plus ou moins bénignes (urticaire ou eczéma), avec ou sans yeux larmoyants ou qui piquent, nez qui coule ou congestionné (rhinite), gorge irritée, une respiration sifflante, voire de l’asthme pour les personnes plus sensibles des voies respiratoires. En outre, les substances inflammatoires telles que l’histamine, libérées par le corps pour combattre l’agent allergène, entraînent une altération de la qualité du sommeil et, par conséquent, la fatigue.
Les traitements :
Afin de stopper la récurrence annuelle des allergies sur le long terme, il est conseillé de se désensibiliser graduellement : un allergène est mis au contact de votre organisme à faible dose, pendant plusieurs années.
Sinon, des traitements symptomatiques pour limiter la durée du rhume des foins, en utilisant un spray nasal, ou un sérum physiologique pour le nez. Ou alors se tourner vers un antihistaminique ou bien vers la cortisone, sur prescription médicale.
Il est possible de soulager l’allergie à l’aide de remèdes médicaux, en utilisant de l’estragon, le thym, l’huile essentielle de lavande pour les problèmes respiratoires. L’ortie, l’infusion de sureau ou de vinaigre de cidre peuvent déboucher le nez.
Les bons gestes à adopter :
Si l’on est sujet à ce genre d’allergie, il convient d’éviter d’ouvrir la fenêtre pour dormir, la vitre de la voiture quand on conduit, de faire du vélo, d’aérer le soir plutôt que de bon matin ou avant le lever du soleil. Se munir de lunettes ou de lunettes de soleil dès lors qu’on est à l’extérieur.
Prendre des douches régulièrement, en se lavant les cheveux pour éviter de transporter sur soi les pollens. Toutefois, éviter de sortir avec les cheveux mouillés qui retiennent d’autant plus les pollens.
Une fois les symptômes installés, fuir l’exposition aux produits irritants ou allergisants à l’intérieur : tabac, produits d’entretien, parfums d’intérieur, encens, etc.
L’institut Pasteur de Lille conseille de se renseigner sur les alertes polliniques du RNSA (Réseau National de Surveillance Aérobiologique) : Lien vers les alertes polliniques. Ou encore : Recosanté, ou Pollinariums sentinelles de France.